Second Life of Materials Road

eric katz

 

La forêt magique  et  La spirale de l’évolution, 2016

L’artiste

À Paris Dauphine, royaume de l’économie et de la gestion, brille la lumière grise de son esprit jusqu’à ce que la force obscure le frappe et l’amène à dévier sa trajectoire vers un BTS publicité qui va révéler sa vraie nature. Emporté par la spirale de l’imaginaire et de la fantaisie, il s’engouffre alors dans des mondes parallèles en se confrontant tout d’abord au stylisme pour Christian Dior et Torrente, puis à la création de bijoux où il se distingue par ses mélanges entre mat et brillant, entre or et argent. Complémentaires ou opposées, ces dualités l’entrainent à la création de luminaires et de sculptures. D’un côté le cristal, le verre feuilleté extra blanc ou dépoli, le bris de verre, la pâte de verre ou l’opaline qui captent la lumière, la filtrent, l’absorbent. De l’autre, le chrome, le nickel, l’aluminium ou l’acier qui, comme un miroir, la renvoie. Comme une alchimie secrète entre yin et yang, la chaleur dorée des rayons du soleil alterne avec la blancheur froide, quasi « lunaire », du métal. Une recherche d’équilibre non seulement des matériaux, mais aussi des formes, des volumes, des époques.

Inspiré par les années 1930 à 1980, Eric Katz crée à partir de verreries anciennes, appartenant toutes à notre mémoire individuelle et collective, et de matériaux détournés de leur utilisation première pour leur attribuer une nouvelle fonction. C’est pour lui non seulement être à l’écoute des histoires que les objets nous racontent pour combiner au mieux leurs expériences mais aussi, comme un pied-de- nez à la mort et au temps, une volonté de leur redonner vie. Ainsi un couvercle de casserole peut se métamorphoser en un pied de lampe et un embout de robinet peut devenir le réceptacle d’une verrerie Art Déco. L’objectif premier demeurant en permanence de donner l’impression que la réalisation obtenue a toujours existé sous cette forme. En redonnant vie dans ses créations à des objets qui en ont été désinvestis, Eric Katz garde toujours un oeil rivé sur le passé et l’autre résolument tourné vers l’avenir. Comme il aime à le dire, il se positionne en « nostalgique visionnaire » et lutte pour que ses idées prennent corps.

Aujourd’hui, en plus de ses qualités de décorateur d’intérieur et de designer qui lui permettent d’associer la folie créatrice de la main à la rigueur cartésienne de l’esprit, il alterne trois activités: concepteur rédacteur, auteur scénariste et enseignant vacataire en expression visuelle.

Les œuvres

La forêt magique, 2016

Palettes en bois. Rouleau de métal souple. Tubulaires en chrome. Tiges filetées électriques. Bougeoirs de couleur. Couvercles de casseroles en chrome/ Couvercles de casseroles en verre. Bouchons de parfum « Les Belles » de Nina Ricci. 200 x 120 x 80 cm
En cas d’acquisition et d’exposition intérieure et non extérieure une électrification est possible pour en faire une sculpture éclairante.

À mi chemin entre « Alice au pays des merveilles » et « Alice Nevers », La Forêt Magique est une invitation à se perdre entre réel et imaginaire.

La spirale de l’évolution, 2016

Rampe d’escalier recouverte de feuille d’or en extérieur et feuille d’argent en intérieur. Tubulaire en laiton. Tubulaire en chrome. Bougeoirs en verre de couleur. Boules en laiton. 175 x 80 cm. En cas d’acquisition et d’exposition intérieure et non extérieure une électrification est possible pour en faire une sculpture éclairante.

La Spirale de l’évolution : Extensions, distorsions, contorsions…Tout comme le temps se définit comme une suite continue d’instants identiques les uns aux autres, le cercle se définit comme une suite de points identiques les uns aux autres. La Spirale de l’évolution retrace l’histoire d’une vie avec ses périodes pleines et creuses, ses instants de débordement et de recueillement, de joie et de tristesse, au rythme des secondes qui se suivent et ne se ressemblent pas.

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